"L'automne", extrait de l'exposition "GROSSES FEMMES LÉGÈRES" Hommage à Niki de Saint Phalle par CdelaC.
Comme beaucoup de « grosses», j’ai passé ma vie à maigrir, à combattre « les kilos en trop », « les rondeurs » indécentes, « les bourrelés » obscènes. J’ai passé mon temps à essayer de m’ « affiner », de m’« amincir », de « fondre ». Tous les magasines audiovisuels, tous les films, toutes les publicités, la société entière était unanime : les femmes devaient réduire leurs tailles, diminuer leur envergure, peser moins jusqu’à s’effacer peut-être, pour devenir invisibles, inaudibles et maigres.
"L'hiver", extrait de l'exposition "GROSSES FEMMES LÉGÈRES" Hommage à Niki de Saint Phalle par CdelaC.
Et puis j’ai vu « Les trois grâces » de Niki de Saint Phalle, comme une apparition, une évidence, le salut enfin. Ces femmes dansant les unes autour des autres, dans un cercle maternel, déployaient leurs formes comme l’eau remplit le vase, la mer remplit le rivage, le bleu remplit le ciel. J’ai senti leur masse apaiser la mienne, la rassurer, l’enlacer. Des trois, une avait les gestes et les couleurs de mon âme. Et je me suis détendue dans ses bras, envolée avec elle, aussi légère qu’un papillon.
"Le printemps", extrait de l'exposition "GROSSES FEMMES LÉGÈRES" Hommage à Niki de Saint Phalle par CdelaC.
Merci aux grosses femmes légères de Niki de Saint Phalle qui sont une ode à la chair, à la féminité et à la liberté. Elles sont mes mères, mes sœurs, mes filles.
"L'été", extrait de l'exposition "GROSSES FEMMES LÉGÈRES" Hommage à Niki de Saint Phalle par CdelaC. Sérigraphies sur polyester retranscrites sur papier Wenzhou avec peintures à l’eau et/ou acrylique, redessiné avec de l’encre à eau, collé sur toile peinte à l’acrylique, 4 unités composées de 3 toiles 55X46cm, chacune indépendante les unes des autres. La disposition des grosses femmes de chaque saison est libre et peut être modifiée selon ses envies.
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